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 Parodie de l'Auberge

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MessageSujet: Parodie de l'Auberge    Ven 29 Mar - 11:22

Parodie du poème de Verlaine "L'Auberge" par Raphael MEIMOUN

Murs noirs. Pas de toit à soutenir
Je ne sais pas si j’vais tenir
L’auberge sinistre avec le Malheur
Pour enseigne vous faisait souvenir vos pires erreurs
De la nourriture ne valant pas une tune
Des voyageurs exprimant l’infortune

Là-bas l’on fume, l’on chante, l’on dort
L’hôte croit être un vieux soldat, et l’hôtesse
N’ayant pas de rimes en –esse
Passe la serpillère derrière le décor

Dans la salle du fond, aux images violentes,
Montesquieu et des tentes
Vous accueillent du parfum d’une soupe mystérieuse
Servie dans une tasse peu onéreuse

Cela va peut-être vous étonner
Mais grâce à cette ambiance peu joyeuse
J’ai adoré venir y manger


Parodie du poème de Verlaine par Ewen Fougère

Palissade salie, briques égarées c’est l’auberge non loin du port
Au bout du chemin où Louis XVI a passé pour la dernière fois son peigne,
A l’auberge perdue avec porcherie pour enseigne,
Eau blanche, mie de pain et tous les lundis on y mange du porc.

Ici on a vite un rhume, ici on dort dans des tentes, ici rien ne vaut de l’or.
L’hôte est un vieil Inca, et l’hôtesse, qui règne
Sur dix marmottes roses qui viendraient de Sardaigne
Parlent aux sourds, de manière sotte et niaise, qui ne les gène pas encore.

Les toilettes aux cuvettes poils de loutre, aux personnages
Atypiques, Mimi Matty et ses carnages
Vous accueillent avec un bon parfum de choux.

Sentez vous ? C’est l’odeur de ma compagne
Même des tic-tacs lui laissent une haleine de loup-garou
Et pour évacuer l’odeur j’ouvre la fenêtre sur la campagne.


Parodie du poème de Verlaine "L'Auberge" par Julia REITZER

Murs en bois, toit en carton c'est l'auberge près
Du chemin de fer où se tuent des trentenaires.
L'auberge où tout le monde s'envoie en l'air,
Alcool et cigares, bienvenue chez les St Pierre.

Ici l'on fume, ici l'on chante, ici l'on dort.
L'invité, un gros loup et l'hôtesse une biquette,
Jeux de séduction qui font sonner les clochettes
Et terminer les grands combats pleins de morts.

La salle d'entrée verte au papier peint déchiré,
Et aux douces photos du Christ crucifié,
Vous accueille avec des remontées d'égout.

Entendez-vous ? Ce grincement de sol,
Qui, à chaque pas vous rend tellement fou,
Si fragile et cassant qu'il prend son envol.


Parodie du poème de Verlaine "L'Auberge" par Gauvain MILLOCHAU

Murs blancs, toit rouge, c’est un Mc Donald crasseux au bord,
D’une grande autoroute où crissent les pneus des Citroën et des Ford.
Le restaurant bruyant, avec « Mc Do » pour enseigne,
Coca cola, Orangina, Big Mac servis par une Africaine.

Ici l’on paye, ici l’on consomme, ici l’on crie.
Le banquier, la clocharde et l’étudiant,
Partagent avec hôtes et hôtesses un bref moment,
Mais ce bonheur n’a pas de prix.

La perfection de l’éclairage nous permet d’apprécier
De superbes affiches colorées,
Réveillant nos estomacs endormis.

Appréciez cette odeur de friture tenace,
Qui imprègne vêtements et tignasses.
Et la porte automatique s’ouvre sur l’aire de repos.


Parodie du poème de Verlaine "L'Auberge" par Lisa NAXOS

Murs blancs, toit rouge, il y a une auberge miteuse au bord
Du grand chemin poussiéreux qui m’a détruit les pieds à feu et à sang,
L’auberge pourrie avec le Bonheur écrit pour slogan.
Piquette, pain dur et pas besoin de passeport.

Ici on fume, on braille des notes inconnues et on dort.
L’hôte est un soldat fatigué, et l’hôtesse, qui peigne
Et lave dix marmots pâlots et pleins de teigne,
Rêve d’amour, de joie et d’aise, et n’a pas tort !

La salle au plafond de crasse et de poutres, aux images
Choquantes, Malek Adel et les Rois Mages,
Vous accueille d’un parfum épouvantable de soupe aux choux.

Tu l’entends ? Cette marmite qui accompagne
L’horloge du tic-tac pénible de son pouls ?
Et la fenêtre s’ouvre au loin, l’issue sur la campagne.


Parodie du poème de Verlaine "L'Auberge" par Lauraline TRIDON


Un mur noirci par la saleté, un toit devenu marron par le temps, c'est la vieille auberge presque abandonnée au bord
D'un chemin rempli de cailloux attendant leurs victimes afin d'écorcher leurs pieds jusqu'au sang,
L'auberge fade a pour enseigne une pancarte devenue indécrottable par le temps.
Vin rugueux, et pain rassi; pour être ici, nul besoin de passe-port.

Ici l'on pleure, ici l'on boit, ici l'on déprime.
L'hôte est un soldat blasé, et l'hôtesse s'enivre
Devant ses gosses au teint blêmi et sans joie de vivre,
Parlant de guerre, de malheur et de mort; et réclamant à ses clients des primes.

La salle au noir plafond poussiéreux de toiles d'araignées, aux images
Douces, de prairies colorées et de fleurs recouvrant des clairières
Vous assomme d'une vieille odeur de soupe aux choux, de la semaine dernière.

Entendez-vous? Ce sont les casseroles qui tombent accompagnées
Du tic-tac, de l'horloge, irrégulier et grinçant.
Sous une violente rafale de vent, la fenêtre s'ouvre sur cette campagne délaissée.

Parodie du poème de Verlaine, "L'Auberge" par Margot FALCOTET

C'est une petite façade rose dans un quartier chic de Paris, entre deux immeubles de pierre.
En vitrine, des gâteaux de toutes formes et toutes couleurs, avec des glaçages roses, mauves, verts ou jaunes comme sont conçus des bijoux de guimauve, avec une extrême finesse et beaucoup d'amour.
Y pénétrer donner l'impression d'entrer dans une bonbonnerie aux odeurs de sucre.
L'intérieur est tendu de tissu fleuri et soyeux.
Le raffinement des dorures, des miroirs et lustres de verre, vous engloutit.
Les tableaux representent des scènes de marquises et rois dans les palais les plus somptueux.
Tandis que l'hôtesse, ronde et blonde, au chignon gonflé et à la tenue plissée, porte le doux nom des Madeleine.
Elle confectionne et sert des gâteaux tendres, colorés et copieux, à l'odeur de fruits et de confiseries.
Madeleine este aussi mielleuse qu'eux.
Dans ce boudoir, on y savoure de délicieuses petites gourmandises.
Le silence ne fait que renforcer l'idée de les goûter.
La porcelaine, chargée de fleurs pastels, trône sur les tables ornées de dentelle; où des cascades de crème et de nougatine coulent à flots.
On oublie le bruit incessant de la ville, dans cet écrin raffiné de pâte à crème, au côté d'une Madeleine aimable.
Les minutes s'arrêtent, le temps de se plonger dans les délices du salon de thé, et de déguster dans ce lieu, ces montagnes de sucreries.
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