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 Le théâtre français au XVIIIème siècle

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MessageSujet: Le théâtre français au XVIIIème siècle   Ven 21 Déc - 11:15

Au XVIIIème siècle, il n'existe que deux types de théâtre : la Comédie-Française et l'Opéra. Peu d'auteurs parviennent à se faire connaître dans ce domaine, si ce n'est Marivaux ou Beaumarchais.



En 1701, la censure est confirmée par le roi, pour contrôler et limiter les productions.
On trouve de plus en plus d'opéras-comiques (opéras contenant des dialogues parlés) et de théâtres de boulevard (consacrés au divertissement) dans les foires parisiennes. Ces théâtres populaires deviennent officiels, ce qui inquiète la Comédie-Française, voyant en eux des concurrents potentiels. Elle parvient à interdire les pièces comprenant des dialogues, pour bloquer ses nouveaux rivaux. Mais ceux-ci imaginent des monologues, des conversations avec des personnes muettes ou dans les coulisses, ou encore avec des animaux. Ils déjouent les lois et trouvent même le moyen d'écrire les dialogues sur des écriteaux.
La Comédie-Française, aidée de l'Opéra qui voit aussi une certaine concurrence dans les spectacles musicaux des forains, parvient à supprimer leurs spectacles en 1719, à l'exception des marionnettes et des spectacles de cordes. Cependant, ils sont rétablis en 1724.
Les théâtres de province sont quant à eux relativement épargnés par la censure et jouent les répertoires des théâtres officiels parisiens.

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux (1668 - 1763) est principalement un auteur de pièces de théâtre, qui s'est inspiré de la commedia dell'arte. Il a beaucoup écrit pour la Comédie-Française et la Comédie-Italienne. Son succès est dû à certaines de ses oeuvres, telles que L'île des esclaves en 1725, Le jeu de l'amour et du hasard en 1730 et Les fausses Confidences en 1737.
Il est né dans une famille de petite noblesse ; son père travaille dans l'administration de la marine. En 1710, il s'inscrit à l'école de faculté de droit mais s'intéresse peu à ses études et préfère fréquenter des salons de grandes dames. Il publie ses premiers textes à partir de 1712 : Le père prudent et équitable ou encore Crispin l'heureux fourbe. Afin d'essayer plusieurs genres, il écrit des romans parodiques, des poèmes, des chroniques journalistiques. Il s'amuse également à reprendre les classiques pour mieux les détourner, comme c'est le cas en 1716 avec L'Iliade Travestie. Il est considéré comme un très bon moraliste. Il vit aisément grâce à la dot de sa femme qu'il épouse en 1717 puis après sa mort, il est obligé de se remettre à travailler. Il connaît un premier succès théâtral avec Arlequin poli par l'amour, en 1720. Impressionné par les Comédiens italiens, il travaille donc avec eux sur plusieurs pièces.
En 1721, Marivaux obtient sa licence en droit et est reçu en tant qu'avocat, mais il n'exercera pas, en réalité, ce métier. Il lance alors un journal appelé Le Spectateur François, dont il est le seul rédacteur. Marivaux va rapidement renouveler la comédie au théâtre. Il crée ce que l'on va appeler le marivaudage. Puis il va se tourner vers la comédie philosophique. Marivaux s'intéresse aussi à la réalité sociale de son époque : La vie de Marianne (travail de plus de quinze ans). En 1742, il est élu à l'Académie Française. Ensuite, il n'écrira que des pièces pour la Comédie française. Avec le marivaudage, l'écrivain a révolutionné l'approche de la comédie au théâtre. Le dramaturge a beaucoup exploité les ressorts du mensonge et des jeux de masques entre les personnages.


Extrait du jeu de l'amour et du hasard, 1730 :




Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est né en 1732, d'un père horloger. Il eut une enfance heureuse dans ce milieu parisien d'artisan de luxe ; cette aisance contribuera à son assurance. Les Caron étaient des bourgeois ouverts chez qui l’on lisait, discutait, se divertissait, faisait de la musique... Cette liberté familiale fut un élément majeur de la réussite de Beaumarchais. Son goût de la parade, du comique libre, qui caractérise ses premières productions, se doubla d’une passion toute différente pour le drame bourgeois. Selon lui seul le drame sérieux reflète avec exactitude la nature humaine. Des pièces telles Le Barbier de Séville (1775), Le Mariage de Figaro (1784) qui eut d’ailleurs plus d’une centaine de représentations, ou encore La Mère coupable (1792) sont caractéristiques de ce nouveau genre théâtral cité ci-dessus. C'est un homme qui veut une société fondée sur le mérite et le travail, il le montre dans certaines pièces : Le mariage de Figaro, « Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus », « sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur » ou bien « il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits ». Il atteint le sommet de sa carrière avec cette pièce, puis elle a été acceptée par la comédie française mais censurée pendant 3 ans. Louis XVI, mécontent, le fait emprisonner à St-Lazare, mais doit le libérer sous la pression de l'opinion publique. Beaumarchais meurt à Paris le 18 mai 1799.
Il était, et reste encore aujourd'hui, une figure emblématique du théâtre, par exemple avec le film Beaumarchais, l'insolent (1796, Edouard Molinaro).


Sources:
http://www.voyagesphotosmanu.com/theatre_francais_18eme_siecle.html
http://www.fichesdelecture.com/auteur/biographie/128-marivaux/
http://www.etudes-litteraires.com/beaumarchais.php
http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article127

Margot & Maria
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